Un an… de mouvances. Une défense de quoi?

Un an et un mois s’est écoulé déjà depuis le début des confinements. Une année mouvementée, qui est à tout jamais gravée dans les pages de l’Histoire et qui continuerait. Le mouvementé s’est traduit par la reprise de manifestations dans les rues contre certaines formes de corruptions institutionnelles, et, en partie aussi, dans de nombreux pays, contre le racisme institutionnel. Commence et recommence à se montrer les fissures socio-politiques partout, prêtes à détruire les sociétés l’une après l’autre au profit du conservatisme et la corruption. Nos vies au profit du Big Business.

Mais pas que….

Commence l’été, et même début mai pour certaines régions du monde, toutes formes de conflits, certains résultant en génocides, dont quelques uns, si pas tous, continuent aujourd’hui. Pendant que les communautés individuelles s’organisent à travers le monde, c’est-à-dire les diasporas, la communauté internationale reste muette au niveau des leaderships et la prise d’actions. Des paroles n’ont pas le même poids que les actions. L’action humanitaire est souvent ombragée par plusieurs types d’intentions derrière, surtout quand la pression force la main.

Ce dernier, c’est ce qui s’est passé au États-Unis pour l’envoi de de containers destinés pour Beyrouth après l’explosion en août 2020. Tandis que le gouvernement fédéral ne voulait pas que les avions partent, un certain groupe de pression a tout fait pour que ça se débloque et que la diaspora libanaise puisse aider les libanais au Liban. Ce dernier s’est aussi produit en octobre 2020 en France quand une fondation a poussée pour que la situation se débloque et pour que toute l’aide humanitaire rassemblée par la diaspora arménienne en France parte pour l’Arménie et l’Artsakh. Il y a d’autres exemples..

On se pose bien la question de savoir si la pression marche ou pas? Des groupes de lobbys, qui utilisent de l’argent et du pétrole pour garder leurs portefeuilles diplomatiques n’est pas une nouvelle technique. Or, elle continue à être exécutée. Des gouvernements nationaux, qui font tout pour garder leurs portes fermées en même temps qu’ils feront tout pour monter les échelons uniquement pour 1. être les plus puissants et 2. contrôler à tout prix la communauté internationale. Ce mêmes gouvernements, qui insistent qu’ils sont les rois des droits de l’Homme alors qu’en même temps, ils exécutent un génocide contre une ou plusieurs communautés au sein de leurs frontières ou “frontières”. Prenez aussi, des gouvernements, qui insistent qu’une communauté historiquement implantée sur la zone géographique depuis toujours ou des siècles est un groupe terroriste donc, non seulement il faut les poursuivre, il faut aussi faire la guerre dans son voisinage pour les “arrêter”. Pendant ce temps-là, à travers tous ces exemples de cas, la communauté internationale reste muette. 

Hier était l’anniversaire du Conseil de l’Europe, installé à Strasbourg, en France. 72 ans. C’est long. Le mois de mai est célébré en Europe comme étant le mois de l’Europe. Un mois, pendant lequel on répète que la démocratie et les droits de l’Homme sont important. La diversité l’est aussi. Mais les voix qui se battent jours et nuits contre les infractions contre les droits de l’Homme ont l’impression d’être rarement écoutées. C’est le cas des fois pour le parlement européen envers les autres institutions de l’Union européenne. C’est le cas aussi pour les communautés de diasporas envers les gouvernements des pays où elles, les communautés diasporiques, sont présentes.

Les droits de l’Homme et la démocratie se défendent pas uniquement par des paroles ou des évènements qui célèbrent mais par des actions concrètes, commençant par ses propres sociétés. Si la pandémie nous montrent qu’une chose, c’est que non seulement nos gouvernements n’étaient pas prêts face à une crise telle que celle-ci, nos infrastructures et institutions ont perdu tout sens d’organisation. Par exemple, si on sort de l’angle de la crise sanitaire, pour se concentrer sur certains mouvements, on voit bien qu’en moins d’un an, nous avons vu passer des projets de loi, qui visent la liberté d’expression ou la liberté de culte (ou qui vise tout simplement la laïcité). C’est bien là, le problème de dire qu’on protège les droits de l’Homme tout en introduisant par derrière des restrictions. 

Malheureusement, ici, nous n’avons pas de solutions concrètes à proposer autre que celle-ci: les paroles ne sont pas des actes. Que cela soit au niveau d’un pays, d’une région, de la communauté internationale, ou de l’Europe, passer à l’acte est la seule solution pour avancer. Des paroles ne sont pas assez. Des déclarations, demandant que les dictateurs du monde arrêtent leurs guerres et génocides contre leurs propres citoyens et les citoyens de leurs pays voisins, ne sont pas assez. Surtout que malgré les décisions des parlementaires, qui veulent que les leaderships passent à l’acte, les leaderships s’obstinent à défendre les intérêts personnels et économiques que représentent ces dictateurs tout de suite après avoir fait ces dites déclarations.

En ce mois de l’Europe, qu’est-ce mieux? Défendre des intérêts économiques et des dictateurs ou défendre la vie de milliers de personnes qui ne veulent que leurs droits civiques et civils? 

Drapeau d’Artsakh (Nagorno Karabakh) et le drapeau européen. La communauté arménienne devant le Conseil de l’Europe. 24 avril 2021, Strasbourg, France. ©le_chah_errant

Retrouvez-nous la prochaine fois pour un reportage photo blog, un peu tard mais tout à fait important à partager.

N’hésitez pas à lire des analyses ou poésie publié par avant. 

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