Mots sur un peuple enchantant

Between late August 2018 and mid February 2019, I had the opportunity to be in Armenia for a small research assistant position. I also had the opportunity to meet many people, both local Armenians and diaspora Armenians. Since I left, it’s held a very special place in my heart, writing-wise, research-wise, and emotionally. I will dedicate a later post to the current state of affairs but today, I leave you with a personal text in French. I wrote it this past January in a coffee shop in New York.

Les montagnes m’ont appelée sans que je le demande. Sans que je me rende compte.

Je ne sais pas comment j’ai eu l’idée. Mais je suis venue. Peut-être que c’est mon héritage oriental. Peut-être que ce sont les filles qui avaient été mes cousines en enfance. Construites comme moi en origines. Peut-être que c’est l’amie du collège avec qui j’ai nouée une amitié encore forte aujourd’hui. Ou peut-être que c’est l’aventure, l’envie de partir, de découvrir quelque chose qui me formerait. Me pousserait vers l’avant avant de me perdre encore.

Mais cette fois-ci, en Arménie, c’était pour me perdre dans un mouvement. Dans une danse. Dans un débat. Dans un chant traditionnel. Dans un paysage. Dans un détail. Des milliers de détails.

À la fin, je ne sais pas si je peux me perdre encore. Enfin, oui, je peux. Je me suis perdue. Mais ce paysage, cette musique m’a réchauffée le cœur. J’ai retracé ici mes pas. J’ai retrouvée ici une partie de moi que je croyais disparue ou pas encore connue. J’ai découvert les origines entières de mon nom. Donc, à toi, chère terre, chère montagne, chère pierre rose, merci. Merci pour m’avoir ouverte sur tes secrets. J’écris ceci un an après mon départ  de chez toi .

Les conversations matinales autour de tasses de sourj avec ma mère d’accueil. Les rencontres avec toutes sortes de personnes. La veille dame de l’église qui insistait de me mettre dans un bus pour rentrer. Le vieux vénérable professeur de français, jadis celui au Liban, celui de mon père, ami de mon grand-père. La vendeuse de grenades me donnant toute une grappe de raisin en plus. La professeur de science politique en besoin de ses tasses de thé noir et conversation l’après-midi. Le garde de sécurité  toujours en train de jouer son jeu vidéo sur ordinateur.

L’homme au crâne bien Chahine dans le bus un beau matin. Le propriétaire d’un bar, me lançant avec le grand sourire « Alors le Liban, comment c’était? ». Évidemment, il m’avait vu dans l’avion… Les étudiantes du Master m’expliquant, à la pause, en attendant l’entretien avec leur professeur, les traditions du service militaire.

Écouter l’arménien. Apprendre quelques mots en arménien. La mère bien attentive qui ne connaissait point d’anglais. Apprendre l’arménien. Discuter en quelques mots d’arménien. Apprendre des danses. Se promener dans les rues, dans Vernissage, dans les campagnes. Regarder les personnes échanger, fumer, boire, rigoler. Photographe les bougies brillants de lumière. Photographe les chats dans les rues d’Erevan. Photographe le street art. Oublier d‘aller dans Kond, paradis d’art. À faire une autre fois.

Des travaux de recherche. Des travaux d’analyse. Plusieurs week-ends en touriste. Plusieurs week-ends en photographe. Vent, pluie, neige en janvier. Prête pour un grand manteau. Prête pour des bottes, pratiques pour la montagne; pratiques pour la neige; pratiques pour les grandes marches.

Et au milieu de tout cela, le ciré jaune bien brillant. Bien fidèle à son poste près de la porte, à chaque coup de vent, sous le sac à dos au petit monstre, lui aussi bien fidèle.

J’ai appris de nombreuses choses depuis mon premier voyage, ma première aventure. Mais celle-ci m’a davantage appris. La découverte se fait toujours en plusieurs parties. La mienne s’est véritablement continuée en Arménie. 5 mois trop court. Trop court.

Un monastère sur une colline, plombant d’une vue sur un lac. Antique, vintage, culturel, historique. Ici pour rester. Sevanavank (Monastère de Sevan), Octobre 2018. ©le_chah_errant

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